Conférences Infopresse

    Toutes les conférences

    InfopresseJobs
    Double-cliquez dans cette zone pour éditer le bloc.
    TITRE DU POSTE
    NOM DE LA COMPAGNIE

    DESCRIPTION DU POSTE [...]



    Concours Infopresse
    Pourquoi faut-il en finir avec les pitchs?
     
    Cliquez ici pour télécharger le Guide.

    L'Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) lance aujourd'hui le Guide de sélection d'une agence; au coeur de celui-ci, l'idée que le choix d'une agence doit passer par un processus de sélection qui exclut le travail spéculatif.

    «Trouver le bon partenaire d'affaires s'avère une étape déterminante pour un annonceur et il est clair que les appels d'offres sont, et doivent demeurer, un processus faisant preuve d'une grande rigueur, explique Dominique Villeneuve, directrice générale de l'AAPQ. Il existe toutefois des façons plus simples que celles employées actuellement dans l'industrie.»

    À ce sujet, la principale pratique déplorée concerne les pitchs, pourtant monnaie courante dans l'industrie. «Bien qu'il s'agisse de la pratique habituelle, elle ne constitue pas à nos yeux de la meilleure façon de faire, souligne Ann Bouthillier, présidente du conseil d'administration de l'AAPQ ainsi que présidente et chef de la direction de Palm + Havas. D'abord, lors de ces processus exigeant du travail spéculatif, il faut voir que ni du côté annonceur, ni du côté de l'agence, on est en mesure de recréer les conditions réelles de travail que nécessite l'exécution d'un mandat effectif. Puis, on ne peut négliger les coûts qui, autant en matière d'argent, de temps et d'efforts, sont importants pour les agences. Et pour celles qui ne gagnent pas, le rendement d'investissement est complètement nul.»

    On constate d'ailleurs une importante différence entre la perception des annonceurs et ce qu'il en coûte vraiment aux agences. En fait, selon une étude réalisée par Crop, alors qu'on dépenserait en moyenne pour un pitch de 18 000$ à 92 000$, selon l'ampleur de l'appel d'offres, les coûts perçus par les annonceurs représentent la moitié du coût réel de l'agence, et le quart du prix de la valeur au marché des services offerts. 

    Donc, l'AAPQ a décidé de prendre position particulièrement sur le travail spéculatif, soit tout travail stratégique ou créatif pour lequel l'agence serait normalement rémunérée, puisqu'il s'agit d'une pratique qui fragilise la santé de l'industrie des communications marketing. «La reconnaissance à leur juste valeur des services offerts par les agences est essentielle afin de retenir les meilleures ressources et l'expertise nécessaire pour bien servir les annonceurs, explique Dominique Villeneuve. L'expérience passée d'une agence constitue le meilleur critère pour démontrer le talent et la façon de travailler de cette dernière avec un client, au même titre qu'elle l'est pour divers autres cadres professionnels tels que les avocats ou les comptables. Les annonceurs doivent garder en tête qu'ils cherchent d'abord et avant tout une équipe et des compétences, et non une campagne publicitaire.»
     
    L'AAPQ souhaite ainsi, avec son Guide de sélection d'une agence, instaurer un processus qui contribuera à bâtir un partenariat d'affaires propice au succès des annonceurs et à la santé financière de ses agences membres. D'un document de 64 pages, offert en version papier sur demande et en téléchargement, l'on propose donc un processus de sélection simple visant à aider les parties intéressées à optimiser les appels d'offres tout en excluant toute forme de travail spéculatif. Pour le faire connaître, l'Association s'apprête par ailleurs à réaliser une tournée des annonceurs.

    «Nous désirons entamer un dialogue avec les annonceurs au sujet des processus de sélection d'agence et y expliquer en détail le processus de sélection proposé, ajoute Ann Bouthillier. La relation annonceur-agence doit être définie en matière de partenariat harmonieux et à long terme au bénéfice de tous. Cela passe entre autres par des processus de sélection d'agence mieux balisés.» 

     Disponible dès aujourd'hui, le Guide de sélection d'une agence peut être téléchargé en versions française et anglaise grâce au lien suivant.

    Commentaires

    1. Par Philippe Jacques, Solo Communications
      mercredi, 15 janvier 2014 à 09:11

      Notre industrie doit absolument avoir la discipline pour éduquer certaines entreprises sur la façon de choisir une agence.

      Nous avons d'ailleurs écrit un billet solocom.ca/.../bien-choisir-son-agence  sur le sujet. Nous l'acheminons après discussion à certains clients qui nous contacte pour s'assurer de la bonne marche de notre relation d'affaires.

      Malheureusement, plusieurs agences et consultants se foutent de l'évolution de notre industrie et perpétuent cette façon de faire.

    2. Par Namouric, Bleublancrouge
      mercredi, 15 janvier 2014 à 09:44

      Bravo à l'AAPQ pour cette initiative. Il en va du respect du travail des artisans de l'industrie. Il en va aussi sûrement de sa survie, puisque les pitchs asphyxient les agences depuis des années, et qu'il semble n'y avoir aucune règle de bonne conduite. Maintenant il y a un guide. Bravo.

    3. Par Michel Leblanc, w communication
      mercredi, 15 janvier 2014 à 09:46

      Parfaitement d'accord. Faire disparaître les pitchs sera possible à partir du moment où les agences s'uniront en refusant cette pratique. Tout un défi !

    4. Par François B., Vertige Design
      mercredi, 15 janvier 2014 à 10:06

      En effet l’initiative est très bonne pour ce problème réel... Je suis curieux de voir la réaction des clients-annonceurs.

    5. Par Marie-eve
      mercredi, 15 janvier 2014 à 10:09

      Je travaille au service conseil et je me ravis de cette initiative! Maintes et maintes fois j'ai dû décaler des présentations client car il n'y avait plus de ressources disponibles à la création pour travailler sur mes mandats. On se voit moins bien servir nos clients existants pour le bénéfice d'un client potentiel qui bien souvent ne converti pas en client chez nous. Bravo l'AAPQ.

    6. Par Christian Quenneville, Man of leisure
      mercredi, 15 janvier 2014 à 10:30

      Excellente initiative. Bravo au conseil d'administration de l'AAPQ. Je crois qu’il incombe aussi aux dirigeants d’agences d’assurer la diffusion du guide à l’ensemble des annonceurs.

      Et après, il faut simplement que tous les dirigeants d'agence se respectent. Là, ce n'est pas gagné !

    7. Par Frédéric Proulx, Dig
      mercredi, 15 janvier 2014 à 12:21

      Très heureux de cette initiative. Comme plusieurs ont dit, nous devons remettre le respect de la profession et le respect entre nous, dirigeants d'agence. Tout changement commence par une prise de conscience forte mais surtout par la décision, ne pas choisir c'est aussi choisir.

    8. Par Association des agences de publicité du Québec (AAPQ)
      mercredi, 15 janvier 2014 à 04:09

      Merci pour vos commentaires! Nous sommes très heureux de voir que le Guide de sélection d’une agence est accueilli aussi favorablement. Il s’agit d’une première étape afin d’optimiser le processus de sélection d’une agence tant pour les annonceurs que les agences. À vous de le partager et de le faire connaître afin d'en faire un outil de référence dans l'industrie!

    9. Par Pascal Henrard
      mercredi, 15 janvier 2014 à 07:46

      Je ne fais pas pitcher mon boulanger ou mon boucher, je ne vois pas pourquoi je devrais faire pitcher mon agence de pub. C'est pourtant un vieux débat qui revient régulièrement sur la table de réunion.

    10. Par Alexandre Simard, Broche à foin (.biz)
      mercredi, 15 janvier 2014 à 10:20

      La comparaison avec les professions libérales est intéressante mais incomplète. Un avocat a passé son Barreau, un comptable est agréé. Il y a une certification externe et reconnue de compétence minimale. Il faudra quelque chose d'équivalent pour la pub avant que les pitchs disparaissent.

    11. Par Eric Boucher, ANTRO
      mercredi, 15 janvier 2014 à 10:34

      BRAVO AAPQ !!!

      P.S. Dans le processus, je crois qu'il est impératif d'inclure des paramètres qui ne défavoriseraient pas

      les petites ou nouvelles agences parfois aussi performantes et efficaces que les grandes. Ceci permettrait

      de faire évoluer l'offre sans trop affecter les standards de tarification du marché...

      Un jours peut-être verrons-nous aussi aboutir la réglementation des droits d'utilisation sur la création publicitaire ?

      Continuez votre bon travail!

    12. Par Rabih Sebaaly, Youville
      jeudi, 16 janvier 2014 à 11:39

      Bravo à l'AAPQ pour l'initiative.

      Il est grand temps de valoriser et faire respecter nos produits principaux que sont l'idéation et la création.

    13. Par Philippe Tremblay, Danone
      jeudi, 16 janvier 2014 à 12:01

      Choisir une agence, c'est un peu plus que de choisir son notaire... L'agence (média ou créative) ce n'est pas qu'une extension du bras marketing, c'est un véritable partenaire d'affaires. Un pitch c'est un peu choisir sa femme... Je vais lire le doc - je vous reviens :)

    14. Par robert dugas
      jeudi, 16 janvier 2014 à 05:49

      Moi je trouve qu'au Québec, toutes les pubs se ressemblent toujours un peu entres elle. C'est rare de voir de quoi de très différents.  

      La preuve, regardez les pubs des années 80 ou 90, vous allez voir qu'elles ont toujours le meme "ton".

      Celle des années 2000 aussi malheureusement...

    15. Par Hélène Mitchell
      vendredi, 17 janvier 2014 à 09:02

      Bravo! Tout le monde en sort gagnants, agences et annonceurs, car comme Marie-Ève le mentionne, c'est l'annonceur qui en souffrira les conséquences à son tour lorsque son agence pitchera pour d'autres annonceurs.

    16. Par John St-louis, StLouis Communications Inc
      samedi, 18 janvier 2014 à 12:44

      Belle initiative!

      selon moi, l'industrie de la Comm. doit se rassembler pour changer la facon traditionnelle de gagner des mandats.

    17. Par Karim Zariffa, Réalisateur
      samedi, 18 janvier 2014 à 06:11

      Tellement d'accord. Éventuellement ceci devrait aussi s'appliquer aux maisons de production qui pitch pour les agences. En tant que réalisateur, on perd beaucoup de temps sur ces fameux pitchs, non payé et souvent victime de vol d'idées ! Ce système ne permet pas les meilleurs résultats possible. Ça veut aussi dire ne pas investir dans "l'idée", on dépense des millions de dollars pour une idée développé rapidement en pitch non rémunéré ?! Il est temps de revoir cette formule ! Merci pour ce premier pas dans la bonne direction.

    18. Par Sylvie Ouaknine, Take off créatif marketing
      mercredi, 05 février 2014 à 05:12

      Excellente initiative. Maintenant, le plus gros défis est de convaincre les annonceurs, les clients. En effet, c'est un partenariat à long terme. Un partenariat accès sur le succès de chacun.

    Laisser un commentaire

    * requis  
    * requis