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    Quel avenir pour les créatifs en agence?
     
    Pascal Grégoire, cofondateur, coprésident et directeur de la création de l'agence La Chose, à Paris
    Cliquez ici pour accéder au billet de Pascal Grégoire sur Stratégies.fr

    TBWA\Paris a supprimé sa direction de la création; regards sur les impacts d'un tel geste pour les créatifs en agence.

    Le bureau parisien de la troisième agence en importance en France a remercié ses deux directeurs de création, Éric Holden et Rémi Noël, en poste depuis 2009. Elle prône plutôt l'ouverture de nouveaux postes de directeurs de création pour ses divers comptes, en plus de miser sur une communication intégrée pour chacun d'eux.

    Le président de l'agence, Guillaume Pannaud, a commenté cette décision: «L'ensemble du travail d'une agence de la taille de TBWA\Paris ne peut plus être supervisé par une seule direction de la création. Nous faisons le pari d'un nouveau modèle, à même de garantir créativité, consistance et cohérence sur tous les points de contact.»

    Pascal Grégoire, cofondateur, coprésident et directeur de la création de l'agence parisienne La Chose, a réagi dans un billet paru sur le site Stratégies.fr, intitulé «Nous, créatifs, sommes coupables...». Plaidoyer pour le rôle des créatifs en agence, il y dénonce notamment le syndrome de «dégourouïsation» en cours dans l'industrie des communications, où les postes de gestionnaires sont créés au détriment de ceux en création.

    Il souligne que les créatifs sont en partie à blâmer. «Nous, créatifs, sommes coupables d'avoir laissé d'autres tenir pour nous les cordons de la bourse, écrit-il. C'est pour cette raison de responsabilité créative que j'ai toujours voulu m'investir et investir dans les agences dans lesquelles j'ai travaillé. Nous créons la valeur avec nos idées et nous devons être les premiers concernés par le chiffre d'affaires et par la rentabilité. Malheureusement, peu d'entre nous ont choisi la voie de l'entrepreneuriat ou de la responsabilité. [...] On peut se dire qu'après tout, on vivra mieux dans une agence où il n'y a que des patrons qui n'ont jamais trouvé une idée mais qui ont la capacité de gérer. Mais c'est illusoire et dangereux pour notre industrie. Il est urgent pour les créatifs de mesurer l'importance de leur rôle et de le revendiquer haut et fort.»

    Pascal Grégoire demeure néanmoins optimiste pour l'avenir, préférant encore miser sur les idées que sur «les organigrammes»: «Nous [créatifs] avons pris la tête de plusieurs agences. Je fais le pari que celles qui gagneront demain seront gérées par nous.»

    Rappelons que TWBA\France a récemment réorganisé son équipe de direction. En plus d'assurer ses fonctions actuelles de président de TWBA\Paris depuis 2007, Guillaume Pannaud a été nommé à la tête de TWBA\France, succédant à Nicolas Bordas, en poste depuis 2004. 

    Suivez ce lien pour lire l'intégralité du billet de Pascal Grégoire sur Stratégies.fr.

    Commentaires

    1. Par Katleen Allen, Kaboom communication design
      vendredi, 08 février 2013 à 08:44

      C'est un défi de combiner gestion et création, mais chez Kaboom à Gatineau, cela assure certainement une forme de cohérence et un équilibre entre deux aspects de notre métier qui s'opposent naturellement. Je suis artiste et gestionnaire, pour le meilleur et pour le pire :-)

    2. Par Claire
      mardi, 12 février 2013 à 08:44

      Je crois que plusieurs facteurs influencent les rôles créés aux seins des agences.  Comme exemple, pour un titre  de "rédacteur / concepteur", la liste des tâches désignées couvre également le rôle de gestionnaire,  de coordonnateur, de chargé de projets etc...mais avec un salaire moindre.  Donc, les gestionnaires sont gourmands et désirent tout avoir en déboursant moins.

      Selon moi, il faudrait mettre les choses à leur place et permettre aux créatifs de pondre des idées sans avoir à se soucier d'apprendre à manier des programmes d'entrée de données.  Une personne qui manie bien les outils web ne sait pas nécessairement écrire et n'a pas nécessairement les attributs créatifs pour exceller au niveau du blogue et de la rédaction générale.   Cette tendance à remettre l'omelette dans la coquille pour ensuite la vendre à un prix élevé nuit carrément aux créatifs.

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