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Anik Jean: un pari risqué
 
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Isabelle Perras, vice-présidente et directrice générale de Citoyen Optimum
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La stratégie de marketing entourant le lancement de l'album d'Anik Jean a suscité la controverse; Infopresse s'entretient avec Isabelle Perras, vice-présidente et directrice générale de Citoyen Optimum, sur les risques d'une telle approche.

Pour la promotion de son album Schizophrène, lancé le 26 février prochain, la chanteuse Anik Jean a fait parvenir à plusieurs journalistes des arts et spectacles des missives anonymes, dont le message menaçant était rédigé avec des lettres de journal découpées, à la manière d'une demande de rançon. La première lettre traitait le destinataire de «Minable», alors que la seconde contenait la phrase «Je n'arrêterai pas». Certains journalistes, qui ont dit avoir éprouvé de la crainte en recevant les lettres, ont vite dénoncé le mauvais goût de l'opération.

L'équipe de relations publiques de la chanteuse a indiqué par communiqué que les lettres anonymes visaient à illustrer les effets de l'intimidation, thème d'une des chansons de l'album.

Malgré cette explication, Isabelle Perras croit qu'il s'agit d'un très grand manque de jugement de l'artiste et de son équipe: «Il y a une limite à faire un coup d'éclat pour faire un coup d'éclat. Dans les relations publiques, les coups d'éclat peuvent être dangereux.»

Selon elle, un outil de promotion qui suscite une crainte pour sa sécurité va trop loin. «Je ne vois aucune raison de prétendre de mettre la vie de quelqu'un en danger sous prétexte de promouvoir une chanson sur l'intimidation.»

Elle pense également que l'équipe d'Anik Jean aurait gagné à adopter une couverture plus traditionnelle. «L'initiative promotionnelle peut être aussi percutante si elle est déployée sur le web, dans les imprimés ou en affichage. Même s'il est évident qu'il s'agit de publicité achetée, une stratégie peut surprendre et intriguer son public cible», conclut-elle.

Commentaires

  1. Par Roger Brulotte
    jeudi, 10 janvier 2013 à 07:51

    Trop facile comme commentaire. Il est très facile de faire ce type d'analyse simpliste après les événements.

  2. Par Katy
    jeudi, 10 janvier 2013 à 10:51

    Qu'on le veule ou pas... ils ont quand même réussi leur coup, tous le monde en parle... en bien ou en mal, cela importe peu, du moment qu'on en parle... C'était bien cela le but? Par contre, peut-être que le choix des mots tels que "Minable" ou "je ne m'arrêterais jamais" n'était pas forcément la meilleur décision..

  3. Par François
    jeudi, 10 janvier 2013 à 02:26

    J'étais chez Cossette au moment où un petit comique a envoyé son CV déguisé en colis piégé caché dans une salle de bain. Évacuation de l'agence et du chantier de la tour d'à côté le temps que les artificiers s'assurent que tout était OK. Même genre de "stunt" de mauvais goût...

  4. Par Guillaume M.
    jeudi, 10 janvier 2013 à 03:16

    C'est très bon d'un point de vue pub, ça fait parler et tout le monde sait qu'il n'y a pas (vraiment) de mauvaise publicité.

    D'un point de vue humain par contre, c'est simplement abjecte. Anik Jean et son label devraient avoir honte d'utiliser de telles façons de faire à des fins commerciales.

    En sommes, je suis d'accord avec Mme Perras.

  5. Par Stéphanie bricault, bricault.e-monsite.com
    lundi, 14 janvier 2013 à 08:54

    Quand on est rendue a se faire de la pub a se point là c'est que son produit ne passe pas.  Si les gens aimeraient sa musique, après trois album, c'est pas nécessaire.  Elle se donne un rôle de justiciaire et ca j'aime pas.  On a pas besoin de geste comme ca pour nous faire réfléchir, elle nous prend pour des cons .

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