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Clotaire Rapaille débarque à Québec
 
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Clotaire Rapaille

Clotaire Rapaille, spécialiste en marketing, a finalement posé ses valises à Québec, hier après-midi, pour un premier séjour dans le cadre du mandat qui sème la controverse depuis son annonce par la Ville.

Célèbre consultant en marketing d'origine française et vivant depuis plusieurs années aux États-Unis, Clotaire Rapaille a pour mission de refaire l'image de marque de la Ville de Québec, à laquelle le maire Régis Labeaume souhaite enlever l'étiquette de Vieille Capitale. Pour ce faire, le spécialiste en image de marque prévoit rencontrer des groupes de discussion pour découvrir le système de références propre à Québec. Psychiatre de formation, il applique un système de références tiré de cette science à la communication marketing.

Annoncé l'automne dernier, le mandat octroyé à la firme de Clotaire Rapaille, Archetype Discoveries Worldwide, rencontre des détracteurs, notamment au Conseil municipal. Ses détracteurs incluent deux conseillers indépendants de Québec, Anne Guérette et Yvon Bussières, ainsi que Claude Cossette, professeur titulaire en publicité sociale de l'Université Laval. Ce dernier déplorait la décision du maire, qui a préféré engager une firme à l'étranger plutôt qu'une agence québécoise. Quant aux deux conseillers, ils jugent le coût de l'opération trop élevé.

Les coûts du contrat, qui s'élèvent à environ 350 000$, doivent être notamment partagés entre le Pôle Québec Chaudière-Appalaches et l'Office du tourisme de Québec.

D'ici le printemps, Clotaire Rapaille devrait revenir à Québec une dizaine de fois. Et il devrait remettre un rapport d'ici mai.

Commentaires

  1. Par Eric Blais, Headspace Marketing Inc.
    mercredi, 03 février 2010 à 07:04
  2. Par Jim
    mercredi, 03 février 2010 à 08:28

    C'est une honte de considérer une firme de l'extérieur du Québec.  

    Nous sommes reconnus comme étant des gens créatifs et nous l'avons démontré partout dans le monde.  Aurons-nous une signature "fashion" spécialitée des Français???

    Ou les américains nous dicteront-ils notre façon de faire et de penser....

    Grave manque de jugement monsieur le maire!!!

  3. Par Pier Tremblay, Bradroit - Expert en image de marque
    mercredi, 03 février 2010 à 09:32

    Bon,  on peut toujours débattre sur le mandat qui a été accordé à monsieur Rapaille et son équipe, mais le contrat a été donné et maintenant je laisse aux autres le soin de revenir sur la question. Bien sûr, il est décevant que les autorités de la Ville  en ait décidé ainsi, nous qui sommes réputés au Québec pour notre créativité,  mais encore une fois, on ne passera tout de même notre vie à «gratter le vernis» de nos discordances.

    En revanche, en tant qu'expert en branding, je salue la Ville d'avoir décidé d'investir dans son image plutôt que dépenser comme bien des entreprises, villes et organisations le font au Québec. La décision de la Ville, même si la bouchée passe mal , a ceci de claire, nous aurons enfin une stratégie de marque pour supporter notre développement au cours des prochaines années.

    Bien évidemment, nous avons tous hâte de voir le résultat de ses groupes discussions et du travail de cristallisation qui en suivra, mais il est certain qu'à partir de ces résultats, le travail ne fera que commencer. Si la Ville ne met pas en application les recommandations, alors on peut dire que cela aura été une dépense. Par contre, si la Ville se donne les moyens financiers et humains et qu'il y a un vrai consensus et souhait autour de la nouvelle stratégie, cela peut être extrêmement fédérateur pour toute les secteurs d'activités et d'affaires.

    Une fois le travail de monsieur Rapaille terminé, un long travail de fond s'amorcera qui influencera tous les vecteurs de la marque, à savoir: image, communication, relations publiques, commercialisation, représentation, attraits touristiques, aménagement urbain, ressources humaines, l'architecture, l'environnement, etc. et j'en passe.

    À mon avis, ce travail sera sans lendemain si la Ville ne réussit pas à descendre l'information stratégique à tous les paliers de dirigeants, travailleurs et à sa population. Les résultats de cette étude doivent être compris et assimilés par les gens. Il est impératif que tous adhèrent à cette vision commune que l'on tente d'identifier.  C'est un travail titanesque qui s'étendra sur plusieurs années et coûtera assurément beaucoup de dollars, mais je crois cette phase d'implantation, trop souvent négligé par les entreprises et organismes, peut être bénéfique pour une ville comme Québec.

    Il ne faut jamais oublier qu'en communication, on gère des perceptions et que celles-ci déterminent comment les visiteurs, gens d'affaires nous perçoivent. A mon avis, il était grand temps que la Ville s'occupe de ce dossier si l'on veut profiter de la lancée des dernières années.  La concurrence est forte et il en va de l'avenir de toute la ville et de sa région.

    La Ville de Québec entre dans la 2e phase de sa vie en tant que marque, à savoir le temps de la «sagesse». C'est le moment de la réflexion, le moment de définir sa propre personnalité, pour mieux repartir sur sa lancée.

    Pier Tremblay

  4. Par Claude Harvey, consultant en communication
    mercredi, 03 février 2010 à 11:12

    Est-ce qu'on veut vraiment d'un branding fait par un « outsider» et qui, avant tout, servira comme outil de promotion pour les gens de la Ville de Québec? Comment une vision externe sur un produit (la ville dans ce cas-ci), peut-elle arriver à vraiment cerner l'âme, le peuple, l'histoire, le patrimoine, la vision, etc.? Peu importe la réputation de la firme, il me semble un choix plus que douteux d'avoir recours à une source externe alors que, comme on l'a si bien dit ici, nous avons tout le talent créatif, la connaissance et la proximité nécessaire pour le faire. Le maire envoie un bien mauvais message dans le milieu de la communication.

    De plus, les chances de passer à côté sont grandes et la mise, assez importante, pourrait s'avérer perdue si le branding n'est pas à la hauteur, passe à côté ou complètement farfelue. Cette décision semble relever de la pure fantaisie. Bonne chance!    

  5. Par smash_jo, Étudiant
    mercredi, 03 février 2010 à 12:06

    Le message de Jim démontre un grand manque de culture au niveau de : qui est Clotaire Rapaille et les objectifs de ses travaux. J'ai bien hate d'en savoir les conclusions.

  6. Par carlo
    mercredi, 03 février 2010 à 01:22

    pourquoi pas si c'est l'expert de ces types de mandats, l'esprit de basse-cour laissons faire1

  7. Par Paul Pinard, MDI
    mercredi, 03 février 2010 à 02:58

    Faux débat? Bon, par où commencer?

    Tout d'abord, si je comprends bien, M. Rapaille a le mandat d'établir un portrait détaillé de la Ville de Québec afin de pouvoir prendre des actions précises et ciblées afin de favoriser son rayonnement international. Aussi, si je me fie à la feuille de route de M. Rapaille, il cumule plus de succès que d’échecs.

    O.K., je suis d’accord, ce n’est pas une opération garante du succès futur de la ville. Comme dans un processus de recherche et de développement, il doit y avoir une étude de la problématique pour en arriver à une solution opérante. Cependant, si la démarche est claire, pertinente et éprouvée, les chances de succès sont excellentes. Bilbao en Espagne est un excellent exemple de ville qui a récemment décidé de travailler efficacement afin de se débarrasser de son historique industrielle pour se tourner vers le tourisme et les services. Ces choses nous semblent acquises maintenant mais il a tout d’abord souvent fallu forcer les choses, au risque de déplaire.

    Le fait, primo, d’aller demander l’aide d’un spécialiste établi et ayant fait ses preuves est un premier pas dans la bonne direction. Plusieurs entreprises (eh oui, la Capitale est aussi une entreprise) décident trop souvent d’y aller dans la demi-mesure (ex. : le plus en plus populaire et controversé « crowdsourcing ») ou dans des initiatives mal encadrées pour des résultats finaux sans impacts réels ou à très court terme.

    Secundo, ayant moi-même à faire du coaching en entreprise pour l’intégration de design de produits et de communications graphiques, je ne suis pas contre le fait d’aller chercher quelqu’un de l’extérieur, avec un regard différent mais avec les aptitudes pour effectuer l’analyse et tirer des conclusions de ce qu’il constate. N’est-il pas le but ici d’attirer le touriste international ? Corrigez-moi si je me trompe mais je ne pense pas qu’on s’adresse aux gens de Montréal…

    Finalement, je ne peux dire si le prix payé pour l’opération est excessive mais je me rappelle par contre que la Communauté Métropolitaine de Montréal a payé près d’un demi million de dollars pour refaire son image de marque en 2008 (que je trouve personnellement ordinaire et dont on attends toujours les retombées). Aussi, je me demande quelles auraient été les réactions si un spécialiste québécois reconnu avait été mandaté par une grande capitale du monde pour faire le même exercice. Je crois que là où ça pince les gens, c’est qu’il s’agit d’un mandat très intéressant, tant dans l’exercice que sa visibilité ou même sa valeur financière et que l’on cherche des arguments pour exprimer la déception.

    En terminant, j’ose croire que M. Rapaille, dans sa démarche professionnelle, prévoit collaborer avec des gens d’ici afin de donner le bon ton à la solution finale…

  8. Par SUE MURPHY, www.marketingting.com
    jeudi, 04 février 2010 à 09:01

    Monsieur Rapaille par le biais de son expertise en psychanalyse ainsi qu'en marketing saura dénicher le «le code culturel» de la ville de Québec, il est le seul à pratiquer ces techniques et son baguage de succès précédents l'ont rendus une sommité mondiale. Donc, nous sommes privilégiés qu'il ai accepté de travailler pour un tarif qui doit lui paraitre très très bas. Car il reçoit normalement des primes beaucoup plus élevés ayant travaillé pour des mégas firmes américaines telles Chrysler, Proctor & Gamble, Coca-Cola...j'invite les gens à lire son livre the Culture Code qui je crois a été traduit dans de nombreuses langues. Les procédés et techniques et explications y sont décrites de faon passionnante. J'ai hyper hâte de connaitre son analyse et résultats de ses recherches, car ceux-ci seront le départ d'un plan stratégique hyper pointu qui assura le succès de ce plan de communication. Sue, stratège-conseil chez www.marketingting.com

  9. Par Stephanie Kennan, présidente , Bang Marketing
    jeudi, 04 février 2010 à 09:30

    C'est justement le sujet de mon post sur le blogue ce matin!  À lire sur http://www.stephaniekennan.com

  10. Par Paul, Mediaedge
    jeudi, 04 février 2010 à 09:45

    Je n'ai pu m'empêcher : Le nom Rapaille m'a rappelé L'Homme Rapaillé.

    "nous te ferons, Terre de Québec;

    lit des résurrections;

    et des milles fulgurances de nos métamorphoses;

    de nos levains où lève le futur;

    de nos volontés sans concessions"

  11. Par Christian
    jeudi, 04 février 2010 à 01:29

    Un passage du commentaire de Paul Pinard a retenu mon attention : "Je me demande quelles auraient été les réactions si un spécialiste québécois reconnu avait été mandaté par une grande capitale du monde pour faire le même exercice."

    En effet, qui aurait décrié la décision d'une ville étrangère de faire appel à l'expertise québécoise pour refaire son image ? Probablement personne. L'initiative aurait été saluée par tous les grands spécialistes de chez nous. Et le résultat final aurait assurément remporté tous les prix de création et de stratégie au Québec, peu importe la réelle valeur du produit créatif, simplement pour s'assurer du rayonnement international de notre talent local (pardonnez le sarcasme...).

    Alors pourquoi cette incapacité à saluer de la même manière l'audace et la vision du maire Labeaume ? Clotaire Rapaille est une sommité dans son domaine et constitue probablement la meilleure solution pour changer l'image de Québec à l'étranger. Puisque, en effet, qui de mieux qu'un étranger pour savoir ce qui fait le plus vibrer les gens d'ailleurs ?

  12. Par Claude Harvey, consultant
    jeudi, 04 février 2010 à 03:49

    Pour répondre à M. Christian, MOI je me serais opposé à ce qu'un québécois fasse le branding d'une ville étrangère. J'aurais vraiment trouvé ça curieux de la part d'une ville française de venir chercher une firme québécoise pour faire son branding. On ne parle pas ici d'un produit vendu dans tous les supermarchés du monde, connu de toutes les sociétés du monde (ex. : Coca-Cola). On parle d'une ville et de sa culture, ses gens, son histoire, son patrimoine architectural et humain... Un bon branding n'a pas de formule secrète et la psychologie n'est qu'un élément dans l'analyse. Le plus important, à mon avis, c'est le pouls. Bien sûr que M. Rapaille consultera, mais c'est lui qui coordonne le tout et qui sera chargé du rendu final.

    En plus, un 2e débat ici, bien réel lui aussi, c'est le message que M. Labeaume a lancé : au Québec nous n'avons pas les compétences pour faire un bon branding.  

    Félicitations à Stéphanie Kennan pour l'article sur son blogue, très juste!  

  13. Par Paul Pinard, MDI
    vendredi, 05 février 2010 à 10:40

    Je pense que plusieurs ne saisissent pas bien la nature du travail de M. Rapaille. Il s'agit d'aller voir sur son site web (www.archetypediscoveriesworldwide.com/learn.html, qui est horrible d'ailleurs) pour voir ASSEZ RAPIDEMENT qu'il n'a pas de section "Portfolio". M. Rapaille est chargé de comprendre le comportement d'un groupe ou une culture particulière afin de pouvoir anticiper correctement la réaction des gens. Son processus emmène à la conscience de la dimension inconsciente d'un produit, un projet, un service, un concept ou une culture d'entreprise. Il fournit également des informations vitales sur les attitudes et les comportements par une analyse psychologique (et qu'on vienne me dire que les agences de MKT québécoises ne font jamais appel à la psychologie!).

    En gros, il détermine, par la psychanalyse, l'efficacité de toute marque ou produit générique dans une culture particulière ou différente; établi des stratégies de communication liées à un nom de marque, un type de produit, une personne, un concept ou question, y compris l'identification de mots à éviter ou à utiliser, il examine l'essence même du produit afin de développer des campagnes de publicité plus efficace; il examine le consommateur, leurs besoins non-dits et les implications pour les ventes et le marketing; il examine la valeur d'une marque "usée" et développe le plan d'action nécessaire pour la faire revivre; etc.

    Je suis loin de penser que nous n'avons pas les compétences ou la créativité pour exécuter le travail nous-même mais je pense que ça prenait quelqu'un extérieur à la Ville de Québec pour faire le travail et attirer les gens de l'extérieur de la Ville de Québec. Et comme le dit si bien Mme Kennan, je pense qu'il était impensable pour M. Labeaume de faire appel à une firme de Mtl, et ce, pour des motifs que je n'ai pas à vous rappeller.

    Je préfère attendre avec intérêt de voir les résultats de cet exercice que de continuer à débattre sur un problème qui n'en est pas vraiment un, surtout si on regarde toutes les autres magouilles à demi-dévoilées et de tous genres qui se déroulent au Québec.

  14. Par Etienne Chabot, www.etiennechabot.com
    vendredi, 05 février 2010 à 11:12

    On agit en colonisé ou on se regarde trop le nombril? Quand ca ne vient pas d'ici, ca ne vaut pas la peine de s'y intéresser... J'aime bien l'avis de Paul Pinard recoupé par Christian. Autres exemple, quand certains de nos designers industriels vont faire valoir le génie créatif québécois pour des firmes comme Audi, Volvo et Chrysler, on est donc fier d'eux. Mais quand des gens d'ici font appel à des services en provenance de l'extérieur, on crie au scandale et au manque de solidarité. Qu’est-ce que accroche ici? Le fait que Monsieur Rapaille soit d’origine francaise? Qu’il soit excentrique sur les bords? Qu’il demeure aux États-Unis? Qu’il offre une approche unique et originale qui a fait ses preuve et qu’il soit le seul au monde à l’offrir? Bien sûr que non! Le problème, c’est que Monsieur Rapaille n’est pas un bon vieux Québeux de souche. Je me demande bien qui est chauviniste ici…

    Une chance que le Cirque du Soleil n'a pas eu à faire face à cette mentalité ailleurs dans le monde car leur offre unique ne serait jamais sortie du Québec.

  15. Par marie-claude.ducas, Infopresse
    vendredi, 05 février 2010 à 02:32

    Commentaires fort justes... en plus, les publicitaires qui reprochent l'embauche de Rapaille parce qu'il est "de l'extérieur" se tirent dans le pied. N'est-ce pas justement le propre d'une agence d'offrir à son client une vision "extérieure" pour l'aider dans sa stratégie et ses communications ? Bien sûr, on a quand même le droit de discuter si Rapaille  est bel et bien le choix idéal. Mais c'est une autre histoire...:

    marieclaudeducas.infopresse.com/.../chers-amis-de-quebec-qui-venez-de-decouvrir-clotaire-rapaille

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