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Achat de Cossette: commentaires et explications
 
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Cossette a annoncé hier matin une entente avec la firme d'investissement privée Mill Road Capital, pour 7,87$ l'action, selon laquelle la haute direction de Cossette reste en place et le siège social demeure à Québec.

La nouvelle, transmise hier matin aux employés par un courriel de Claude Lessard, président et chef de la direction, puis par un communiqué aux médias, est dans l'ensemble bien accueillie. "C'est une bonne nouvelle, commente Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire de relations publiques et communications marketing de l'Uqam. L'incertitude n'est pas bonne dans une entreprise de communication comme Cossette. Que l'acheteur ne soit pas une firme de communication me semble positif. C'est un joueur qui va pouvoir donner des moyens financier à Cossette pour sa croissance internationale, sans toucher au produit, à la marque. Il va donner une chance de continuer le produit Cossette. Si ça avait été un grand groupe international de communication, Cossette aurait sans doute fini par rentrer dans le giron. La question, maintenant, est de voir quelle sera la capacité de Cossette pour partir à la conquête d'autres marchés. Et quel est son plan de match..."

La direction de Cossette n'accorde pas d'entrevue pour l'instant, mais Marcel Barthe, vice-président, stratégie d'entreprise, a répondu hier à des questions sur certains aspects précis. "Mill Road a totalement confiance à l'actuelle équipe de gestion, a-t-il souligné. On aura un conseil d'administration d'une entreprise qui va être privée. qui va représenter les investisseurs privés plutôt que le grand public. Mais il ne s'en viennent pas dans le bureau nous dire quoi faire! Ils viennent investir et soutenir le développement de Cossette. Le plan de relève actuel va continuer." C'est ce que spécifie d'ailleurs le communiqué émis hier, qui souligne aussi que le montant de 7,87$ l'action représente une prime d'environ 40% par rapport au cours moyen des actions pondéré en fonction du volume des 20 derniers jours de Bourse et une prime de 50% par rapport au prix offert par Capital Cosmos de 5,25$ l'action le 30 octobre 2009. La transaction avec Mill Road est ainsi évaluée à 131,5 millions $. Les actionnaires seront convoqués à assemblée extraordinaire des actionnaires vers le 18 décembre 2009 pour étudier l'opération.

Rappelons que, le 20 juillet dernier, Cosmos Capital, groupe piloté par François Duffar et dont fait partie Georges Morin, tous deux ex-dirigeants de Cossette, avait lancé une offre d'achat non sollicitée pour acquérir les actions de Cossette qu'ils ne détenaient pas déjà. Cosmos, pour sa part, n'a retourné aucun appel hier.

L'action de Cossette (KOS) a clôturé hier à 7,78$ à la Bourse de Toronto. Pour en voir le cours aujourd'hui, accédez ici aux cotes de la com d'Infopresse.

Lisez aussi les textes publiés hier sur l'annonce de l'entente et quelques détails sur Mill Road, et sur les questions à Marcel Barthe.

 

Commentaires

  1. Par Anonyme, Anonyme
    mercredi, 11 novembre 2009 à 08:04

    Bullshit. Je gage 7,87$ que les actionnaires vont rejeter l'entente de transaction et que Cosmos Capital revient avec une 2e offre bonifiée. C'est tout prévu.

  2. Par Patrick Bateman, Consultant
    mercredi, 11 novembre 2009 à 02:37

    Ne doutons pas un seul instant qu'une telle décision est le résultat d'une guerre d'égos et de réglements de comptes personnels, et non dictée par la volonté de choisir la meilleure option pour l'avenir de l'entreprise québécoise. L'arrivée de nouveaux capitaux (qu'ils soient privés ou publics) ne changeront malheureusement rien aux maux que connaît Cossette aujourd'hui. Sa guérison ne passe pas par un afflux de dollars américains censé financer une croissance à l'international (?), mais par la renaissance de ce qui a fait la gloire de Cossette il y quelques années, et le coeur même de toute agence de publicité: la qualité de son produit créatif. Cossette doit d'abord retrouver son "âme". La haute direction lui a préféré le statu-quo et l'enrichissement personnel.

  3. Par D. Bernier
    mercredi, 11 novembre 2009 à 06:53

    commentaires hyper pertinents de M. Bateman. Effectivement, on a l'impression que c'est une décision qui satisfait le comité de direction complètement contrôlé par Claude Lessard qui remporte cette manche. Tant que Cossette ne revisitera pas son modèle d'affaires pour mettre le produit créatif au coeur de son développement et non son modèle d'affaires de convergence, le problème ne se règlera pas. Malheureusement avec le départ de nombreuses têtes dirigeantes et d'autres grandes têtes créatives de premier niveau, on constate que le parti pris a été vers le modèle plutôt que les gens et le monde de ce qui faisait alors Cossette.

  4. Par marie-claude.ducas, Infopresse
    jeudi, 12 novembre 2009 à 11:11

    Merci pour vos commentaires.

    Quoique, on pourra quand même s'interroger sur le crédit à accorder à quelqu'un qui signe Patrick Bateman: c'est le nom du personnage principal du controversé roman "American Psycho" (écrit par Bret Easton Ellis en 1991, qui a inspiré le film réalisé par Mary Harron en 2000)...  

    Ceci dit, cela s'applique à tous les commentaires émis de façon anonyme (ou sous ce genre de pseuydonyme) sur les sites.

  5. Par Claude (Montréal), contractuel en comminication
    jeudi, 12 novembre 2009 à 01:43

    J'ai trouvé particulièrement très juste les deux commentaires et puis-je m'interroger sur la différence, dans ce cas-ci, entre un commentaire signé et un anonyme/pseudonyme!? Les deux commentaires font en effet référence à un problème de fond que vit Cossette en ce moment. Il ne faut donc pas minimiser la pertinence ou la valeur de ceux-ci par le seul fait qu'ils soient signés anonyme. Bien que les propose de Madame Ducas sont justes dans certaines circonstances, ici ce n'est pas le cas. C'est normal et légitime que dans un milieu aussi petit, certaines personnes préfèrent taire leur nom afin de ne pas nuire à leur réputation ou leur carrière. Je n'y vois aucun inconvénient dans le cas concerné. L’important est de dire tout haut ce qui se dit tout bas!

  6. Par Barack Obama, Freelance
    mercredi, 18 novembre 2009 à 10:37

    Parfaitement Claude... D'autant plus grave que cette remarque vient d'une journaliste d'Infopresse, donc censée avoir un regard impartial et écrire pour justement encourager les réactions et les débats, et non bâcher d'un "manque de crédit" les commentaires qui ne sont pas signés. Quelle importance de toute façon, si le propos se tient? Qu'est-ce que la signature va ajouter aux dires, si on ne connaît même pas la personne ? Parce que tu t'appelles Marie-Machin Ducas ou Ducasse ou Dupont, et que tu le dis, ton commentaire/article aurait du coup aux regards des lecteurs plus de "crédit" qu'un anonyme ou un certain Patrick Bateman...(référence évidente dans toute cette histoire au monde de la finance et à ses requins, qu'elle ne semble pas avoir compris). Belle dictature de la pensée. N'importe quoi surtout. Je pense que tous ces gens se prennent un peu trop au sérieux... Mais ça c'est pas nouveau.

  7. Par Yvette Chouinard, --
    mercredi, 02 décembre 2009 à 10:27

    On me dit que Mill Road Capital est une entreprise américaine et que Cosmos Capital est canadienne. Si c'est vrai je préfèrerais que Cossette soit vendue à une entreprise canadienne car l'entreprise américaine pourrait bien vouloir l'acheter pour la fermer tout simplement....

  8. Par Anonymous
    jeudi, 11 février 2010 à 05:02

    I was working at Cossette's Head Quarter 10 years ago when they decided to change from private to publicly traded company (stock market). Shortly after I noticed that employees were less value, then employee' motivation and well being went down the pipe. I left and sold my shares. No regret.

    Cossette returning to private ownership might help. Mostly because they would have less pressure from the share holders. Most share holders care only about money not employee' motivation and well being. www.montrealgazette.com/.../story.html

    Returning to private ownership might help but that is if they 'really' value their employees like they currently advertise: 'It's all about people'.

    Wishing them a brighter future.

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