Infopresse en version mobile : infopresse.mobi
Créer un compte
Connexion
Conférences Infopresse

Toutes les conférences

Double-cliquez dans cette zone pour éditer le bloc.
Directeur des Communications Corporatives
Vidéotron Ltée

Sous la direction du directeur général des Communications corporatives de Vidéotron, la personne titulaire exerce les responsabilités reliées à la gestion de l’ensemble des communications internes [...]



Concours Infopresse
Le triomphe des amateurs
 
  • Envoyer
  • Imprimer
  • Partager
Cliquez ici pour agrandir

 

Pour Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired et auteur du best-seller The Long Tail, qui sera prochainement à Montréal, les notions de "nouvelles", de "journalisme" et même de "média" comme on les connaît sont tout bonnement en train de devenir désuètes. Il a répondu brièvement aux questions d'Infopresse sur sa vision des changements en cours.

Tout le monde aujourd'hui peut produire du contenu, n'importe qui  peut être journaliste, même rédacteur en chef, ou producteur, en quelque sorte, d'un bulletin de nouvelles. Qu'est-ce que cela signifie pour les entreprises médiatiques?

À Wired, nous n'utilisons plus les mots "journaliste" ou "nouvelles". On ne sait même plus ce que ça veut dire. Regardez tout ce qui se passe avec les blogues. La moitié du contenu sur notre site Wired.com est constitué de blogues. Certains sont écrits par des professionnels: des gens qui travaillent chez Coca-Cola, des ingénieurs, des professionnels de diverses disciplines; d'autres sont rédigés par de purs amateurs. Est-ce du journalisme? Je l'ignore. Je ne sais plus ce que le mot "journalisme" veut dire. Et la définition traditionnelle de "nouvelles" ne s'applique plus.

Les entreprises médias traditionnelles doivent apprendre à travailler dans cette nouvelle réalité que sont les médias "conversationnels". Il y a 70 millions de blogues, écrits par des amateurs, qui font concurrence aux professionnels; les réseaux sociaux compétitionnent avec les médias traditionnels "à sens unique". Il y a toutes sortes de formules où les utilisateurs sont engagés. Les médias traditionnels ont l'obligation d'expérimenter, d'essayer des choses et de voir ce qui fonctionne pour eux, pour la marque, pour leurs ventes, pour leur modèle financier.

Les développements dans Internet, notamment ceux générés par Google, ont transformé le modèle publicitaire. Les annonceurs et les agences changent-ils suffisamment? Si non, que devraient-ils faire?

On est en train de découvrir qu'il y a deux marchés publicitaires: la publicité de marque et la transactionnelle. Ils sont aussi valables l'un que l'autre. Si vous êtes Coca-Cola, vous ne vous préoccupez pas vraiment du coût par clic, vous voulez implanter dans la tête des gens l'idée que Coke est bon. Le défi, pour les agences de publicité et les firmes d'achat médias, est de voir si un élément transactionnel d'une marque peut bien fonctionner dans un contexte transactionnel.

Vous parliez entre autres, dans votre livre, de la façon dont le modèle traditionnel de la télé est affecté, et vous vous questionniez sur la direction qu'allait prendre l'évolution de ce média. Avez-vous vu des changements notables, depuis?

J'y consacre un chapitre dans la nouvelle édition de The Long Tail que je prépare. Aujourd'hui, YouTube a un auditoire d'une grandeur comparable à celle d'un des trois grands réseaux américains. C'est de la vidéo - mais de la vidéo en segments de trois minutes. Le contenu est principalement amateur, pas professionnel; il n'y a pas de publicité qui interrompt le contenu. Il est encore difficile de dire si l'on doit traiter cela comme un nouvelle forme de télé ou non. En même temps, il y a de plus en plus de chaînes, d'émissions, de concurrence, et les grands réseaux déclinent de toute façon. Le modèle traditionnel est assurément en déclin. Quant à ce qui émerge à la place, on a encore bien plus de questions que de réponses. Comment construire un modèle publicitaire autour de contenu vidéo généré par les utilisateurs? Il est encore trop tôt pour dire. C'est ce que YouTube essaie de trouver. 

Dans The Long Tail (en français, La longue traîne), Chris Anderson explore la façon dont Internet bouleverse les modèles économiques, permettant notamment à des entreprises d'émerger en exploitant des créneaux très restreints. Il s'attarde à des exemples tirés des médias, mais aussi des livres, de la musique et du divertissement. Il décortique diverses entreprises, incluant Lego et Kitchen Aid, qui prennent, chacune à leur façon avantage du principe de "l longue traîne".

Chris Anderson sera l'invité-vedette de la Journée-conférences Infopresse intitulée Les nouveaux modèles d'affaires, le 9 octobre prochain au Centre Mont-Royal. Pour plus d'information ou pour vous inscrire cliquez ici.


 

 

  • Un des plus grands annonceurs au monde, Unilever, revoie sa stratégie: http://cli.gs/Zjr0g3
    02 juil. 2009 16:57
  • "Rupert Murdoch: Facebook n'est qu'un répertoire": http://cli.gs/1rbRdM
    02 juil. 2009 15:51
  • Quelles types de publicités sont les plus utiles d'un point de vue consommateur?: http://cli.gs/tR66U5
    02 juil. 2009 13:13
  • Les dépenses en publicité internet outre-mer vont atteindre 25 milliards$ d'ici 2013: http://cli.gs/5ny0Gt
    02 juil. 2009 13:10
  • "2009, année noire pour la publicité": http://cli.gs/1VM5Vh
    02 juil. 2009 13:02